Fonctions vitales

Ce qui nous maintient en vie

Les fonctions neurovégétatives sont les mécanismes vitaux innés que notre corps accomplit automatiquement, sans que nous en soyons toujours conscients : respirer, déglutir (avec une bonne position de la langue) et mastiquer.

C’est un nouveau regard en 3 dimensions pour nos traitements orthodontiques : un regard préventif, fonctionnel et émotionnel (cognitif).

Il est essentiel d’observer ces fonctions dès le plus jeune âge, de les accompagner tout au long de la croissance, afin qu’elles se développent de manière fonctionnelle et ainsi éviter des effets secondaires impactant non seulement le reste du corps, mais aussi les capacités cognitives et émotionnelles.

Je vous raconte…

Les observations dès la naissance

Dès la naissance, certaines fonctions vitales sont essentielles au développement : la respiration, la déglutition et la mastication. Ces fonctions neurovégétatives sont innées et automatiques, mais leur bon développement conditionne la croissance des mâchoires, la posture, la santé bucco-faciale et même les capacités cognitives et émotionnelles.

Au Cabinet du Dr Onsurbe, nous observons ces fonctions très tôt pour détecter toute perturbation et intervenir avant que des malformations ou troubles fonctionnels ne s’installent durablement.

Respiration nasale

Respiration buccale

Respiration nasale

Respiration buccale

La respiration : nasale vs buccale

Dès notre premier souffle, la respiration est la fonction la plus essentielle à la vie. Un nouveau-né dont on obstrue le nez ne survivrait pas plus d’une minute, car il ne peut pas respirer par la bouche. Cela montre à quel point nous sommes, dès la naissance, naturellement programmés pour respirer par le nez.

Malheureusement, certains facteurs dès les premiers mois peuvent perturber ce mécanisme naturel. Les rhumes à répétition, responsables d’une production excessive de mucus, ou encore des amygdales et végétations adénoïdes trop volumineuses, peuvent bloquer le passage de l’air par le nez. L’enfant adopte alors une respiration buccale par nécessité, et cette mauvaise habitude peut s’installer durablement.

Respirer par la bouche a de nombreuses conséquences : elle perturbe le bon développement du visage et de la mâchoire, provoque des malpositions dentaires précoces, et peut entraîner des troubles posturaux comme la cyphose. Si cette habitude persiste, d’autres problèmes apparaissent au fil du temps.

Les ronflements et l’apnée du sommeil sont fréquemment associés à la respiration buccale. Ils dégradent la qualité du sommeil et nuisent à la concentration.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de la moitié des adultes respirent régulièrement par la bouche, ce qui peut s’accompagner de ronflements ou d’apnée obstructive du sommeil.
Outre une oxygénation moins efficace, cette respiration altère notre santé mentale — en augmentant les risques d’anxiété et de dépression — et impacte l’équilibre de la flore buccale, favorisant l’apparition de maladies parodontales.

La déglutition et la position de la langue

Cette fonction commence à se développer dans le ventre de la mère, autour de la 12e semaine de grossesse. À la naissance, ce réflexe doit être acquis.
Nous avalons environ 1300 fois par jour, en appuyant la langue contre le palais, ce qui favorise la bonne croissance du maxillaire.
Le biberon, la tétine et la succion du doigt habituent la langue à une position basse.
Cette position basse de la langue favorise une respiration buccale et affecte le développement musculo-squelettique, modifiant la forme du visage.
Elle retarde également le développement cognitif (ce qui peut entraîner des troubles du sommeil, un manque de concentration, des migraines, etc.)
Une tension musculaire et une mauvaise position des dents peuvent provoquer du bruxisme ou un serrement dentaire.

La Mastication

Il est recommandé, lorsqu’on introduit l’alimentation complémentaire, de proposer aux enfants des aliments solides sans les réduire en purée. À partir de 6 mois, on peut leur en offrir, mais il ne faut pas les forcer, car la base de leur alimentation reste le lait, qu’il soit maternel ou infantile.
Les bouillies et les purées ne stimulent pas la croissance, tandis que la vraie nourriture (non mixée) demande plus d’effort, ce qui favorise la croissance.
Il est conseillé de les laisser manger seuls pour éviter de provoquer une mastication unilatérale en leur donnant toujours la nourriture du même côté. Cela peut entraîner une occlusion croisée qui, si elle n’est pas traitée au moment opportun, peut provoquer une
croissance déformée du crâne, y compris des fosses nasales, entraînant des difficultés à respirer des deux narines.

Une étude au Japon conclut que la mastication augmente le flux sanguin dans diverses aires cérébrales. Elle pourrait ainsi réduire le risque de perte de vision, de troubles de la parole, de crampes dans les jambes et d’accidents vasculaires cérébraux, entre autres…

Nous connaissons désormais les effets liés au déséquilibre des fonctiones precedements decrites,
mais il ne faut pas négliger la dimension cognitivo-émotionnelle.
Sans cet aspect, le travail reste incomplet.

Au cabinet du Dr Claudia Onsurbe, cette observation nous a conduits à développer un protocole spécifique :
ROFE Rééducation Orthodontique Fonctionnelle et Émotionnelle,
qui associe la rééducation des fonctions à un accompagnement par neurofeedback lorsque cela est nécessaire.

il existe deux façons d’accompagner la rééducation des fonctions de la bouche : la rééducation fonctionnelle (RMR) et un accompagnement plus complet appelé ROFE.

👉 La rééducation RMR s’appuie sur des exercices et un accompagnement progressif pour aider le patient à retrouver un fonctionnement plus naturel.

👉 Le protocole ROFE reprend ce même travail, mais y ajoute un accompagnement par neurofeedback, lorsque le patient a besoin d’un soutien supplémentaire pour la concentration, le sommeil ou la gestion du stress.

Autrement dit :


RMR = rééducation des fonctions vitales

ROFE = rééducation des fonctions + accompagnement neurofeedback

Ce type de rééducation est important à tout âge :

Chez l’enfant, il permet d’accompagner la croissance et d’agir tôt pour favoriser un développement plus harmonieux.

Chez l’adulte, il permet de travailler des habitudes installées depuis longtemps et d’améliorer le confort, la stabilité et la santé globale.

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Questions fréquentes

Respirer, mastiquer et déglutir sont des fonctions simples en apparence, mais elles influencent profondément la bouche.


Une respiration principalement buccale peut modifier la posture de la langue et influencer la croissance du palais.
Une mastication insuffisante peut limiter la stimulation des mâchoires.


Une déglutition atypique peut exercer des pressions répétées sur les dents.


Rééduquer ces fonctions permet d’accompagner le traitement orthodontique, mais aussi d’améliorer le confort oral au quotidien.


Chez certains patients, ce travail peut participer à une meilleure santé bucco-dentaire, à une meilleure qualité de salive, à une mastication plus efficace, à moins de tensions et à une sensation globale de meilleure stabilité.

Lorsque les fonctions orales sont mieux équilibrées, les bénéfices peuvent dépasser l’alignement des dents.

Au niveau oral, le patient peut améliorer sa mastication, sa respiration, son confort musculaire et l’environnement de la bouche.


Chez certains adultes, ce travail peut aussi accompagner des problématiques comme le bruxisme, les tensions mandibulaires, la fatigue au réveil ou certaines gênes liées au sommeil.

Chez l’enfant, il permet surtout d’agir tôt, pendant la croissance, lorsque le développement des mâchoires est encore adaptable.

L’objectif n’est pas de promettre une guérison, mais d’accompagner les fonctions qui participent à un meilleur équilibre.

La base fonctionnelle est commune : dans les deux cas, on travaille sur les fonctions vitales de la sphère orale.

La différence principale est la présence du neurofeedback.

Dans la rééducation RMR, le travail repose sur les exercices fonctionnels, l’appareil si nécessaire, l’observation clinique et l’accompagnement progressif.

Dans le protocole ROFE, on ajoute le neurofeedback lorsque le patient a besoin d’un soutien plus global pour améliorer sa disponibilité, son attention, son sommeil ou sa régulation émotionnelle.

Autrement dit :

RMR : rééducation des fonctions vitales.
ROFE : rééducation des fonctions vitales + soutien neurofeedback.

Le choix dépend toujours du profil du patient.

Moyens de transport
RER C et D - Gare de Juvisy (à 5min à pied)
Bus - Marche De Juvisy (lignes 285, 385, 486 et 499)
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